Vendredi 30 mars 2007
« Le sens fixe l’équilibre du cœur et la culture en exprime l’engagement. »
MEMOIRE VIVE
Flânerie au musée
Regardant avec intérêt ces amoncellements de pierres et d’autres statues ou armes en matériaux plus précieux, on est intrigués, transportés malgré nous par ces regards du Temps passé. Oui, loin des factures, du fast-food et du portable, les reliques du musée nous rendent visite aux heures ouvrables… Les poussières murmure derrière le verre qui les protège leurs moments que nous connaissons à peine, vague leçon de classe et nous déambulons au gré des galeries.
Les traces humaines se ressemblent et pourtant, l’emprunte qu’une civilisation laisse aux jours avenirs est unique. Elle est indélébile et ce malgré les destructions des royaumes, les ravages hégémoniques, les lacérations du Temps, les décadences… Nous ne conservons des hommes des civilisations d’antan qu’un maigre héritage, un fragment de monument, un parchemin noircit, presque rien, mais ces bribes se retrouvent élues à jamais comme témoignages pour l’entité. L’esprit de créativité convertit en acte de transformation de l’environnement est le dénominateur commun des legs du passé. C’est la culture qui est, selon certains penseurs, le marqueur et la sève de la civilisation. Elle est en tout les cas l’ossature sur laquelle se bâti à la fois l’intelligence de l’être et l’expression de son cœur.
On aimerait alors se laissé conter chaque réalité historique par les monuments qui en ont vu les mutations, se décentrer pour le Taj Mahal en Inde, les peintures rupestres en France, la Place St Marc de Venise, la Mosquée Bleue d’Istambul, la Pyramide du Mexique, l’Al Hambra de Grenade, les légendes des Gilles de Binche, le Place Jama’ El Fna de Marrakech, les Statues de Bouddha en Afghanistan, la fameuse Petra de Jordanie, la Vallée des Rois en Egypte, …
Echo de la pierre
La civilisation musulmane se caractérisa par le principe d’une foi vivante, une sorte d’«être au dedans» mué en « être transformant ». Cet état d’esprit commun à d’autres civilisations, est une invitation de passage depuis un quotidien de survie vers un projet d’éveil. Se civiliser revient en quelque sorte à s’affirmer dans l’existence par le biais d’un projet ascensionnel, qui sera nourri de sagesse et entretenu par la détermination et le dépassement de soi. Voyez l’exemple de ce lent travail artisanal du Zellige au sein des mosquées, donnant vie aux murs par des couleurs et qui demandait une relève de plusieurs générations d’artistes.
Par Pièces à Conviction
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Publié dans : Société
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